Arc de Triomphe

Arc de Triomphe 
Situé à la pointe de l’avenue des Champs Elysées, l’Arc de Triomphe fait partie des monuments symbolisant le mieux la ville de Paris. Construit en 1806 par ordre de Napoléon pour célébrer la bataille d’Austerlitz, l’Arc de Triomphe n’a été achevé qu’en 1836. C’est ici que repose la tombe du soldat inconnu. Chaque jour à 18h30, une flamme est ravivée en sa mémoire.
Horaires d’ouverture et prix d’entrée : Prix d’entrée : 9 euros pour visiter l’intérieur de l’Arc de Triomphe.
PLEIN TARIF 12€ TARIF RÉDUIT Professionnels du tourisme, jeunes (18-25 ans) hors Union Européenne, et enseignants étrangers. 9€
TARIF GROUPE à partir de 20 personnes 9€ TARIF GROUPE SCOLAIRE 30€GRATUITÉ Moins de 18 ans (en famille et hors groupes scolaires)
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Arc de Triomphe
Situé à la pointe de l’avenue des Champs Elysées,vue avenue adjacente: 
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Histoire

Napoléon, au lendemain de la bataille d’Austerlitz déclare aux soldats français : « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe » et par un décret impérial en date du  ordonne la construction de cet arc de triomphe consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises. Son projet initial est d’ériger le monument « à l’entrée des boulevards, près du lieu où était la Bastille, de manière qu’en entrant dans le faubourg Saint-Antoine on passe sous cet arc de triomphe ». Il veut ainsi en faire le point de départ d’une avenue triomphale traversant notamment le Louvre et la place de la Bastille. Le ministre de l’Intérieur Champagny avise l’Empereur que le choix de la Bastille serait dispendieux et le convainc d’ériger l’Arc à l’ouest de Paris sur la place de l’Étoile qui permettait le dégagement de belles perspectives.

Le comte Jean Bérenger, conseiller d’État, se charge du financement comme directeur général de la Caisse d’amortissement. Le décret impérial du , qui ordonne l’érection d’un arc de triomphe, prévoit en effet que « sera pris un million pour cet objet sur les contributions provenant de la Grande Armée. La Caisse d’amortissement tiendra chaque mois, à dater du 1 mars, une somme de cinquante mille francs à la disposition du futur architecte et celle de quinze mille francs pour les travaux d’art et de sculpture ».

Vue du plafond intérieur de l’arc de triomphe
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Pour la conception du monument, l’architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin est en concurrence avec son confrère Jean-Arnaud Raymond, chargé de collaborer avec lui. Le premier souhaite orner l’arc de colonnesisolées tandis que le second les veut engagées, l’incompatibilité de ces deux conceptions rendant impossible toute collaboration entre les deux architectes. Un arbitrage rendu par Champagny, ministre de l’Intérieur, force Raymond à se retirer honorablement. Chalgrin supprime alors les colonnes de son projet et s’inspire de l’arc tétrapyle de Janus et de l’arc de Titus à Rome, alors en pleine restauration.

La première pierre en forme de bouclier portant une inscription est posée le 15 août 1806 et recouverte d’une plaque en bronze pour la protéger. Les fondations (un massif de 54,56 mètres de longueur sur 27,28 mètres de largeur et 7,55 mètres de profondeur) exigent deux années de chantier. En 1810, les quatre piles s’élèvent à environ un mètre au-dessus du sol. À l’occasion de son mariage avec l’archiduchesse Marie-Louise et de l’entrée de celle-ci dans Paris, l’Empereur délègue des crédits qui permettent à Chalgrin de construire une maquette en vraie grandeur en charpente, stuc et toiles peintes qui restent assez longtemps en place et sous laquelle la princesse passe. L’architecte meurt assez subitement en 1811, suivi, huit jours après lui, par son confrère Raymond.

Lors des premières défaites napoléoniennes (campagne de Russie en 1812), et des évènements de 1814, l’Arc de Triomphe est élevé jusqu’aux voûtes (l’imposte de la grande arcade est posée avec la 45e assise), mais la construction est interrompue puis abandonnée sous la Restauration. Louis XVIII ne reprend la construction qu’en 1824 avec les architectes Louis-Robert Goust puis Huyot et sous la direction de Héricart de Thury. En 1830, Louis-Philippe reprend la pensée initiale de Napoléon mais, dans un esprit de réconciliation, associe les armées qui ont combattu entre 1792-1815. C’est Louis-Philippe et Adolphe Thiers qui décident du choix des thèmes et des sculpteurs : Le départ des Volontaires, communément appelé La Marseillaise, de François Rude et Le Triomphe de Napoléon de Jean-Pierre Cortot. Plus spectaculaire est la frise située au sommet de l’Arc et qui se divise en deux parties : Le départ des Armées et Le Retour des Armées avec une longue scène centrale à la gloire de la Nation. La construction est finalement reprise et achevée entre 1832 et 1836 par l’architecte Guillaume-Abel Blouet, sous Louis-Philippe.

L’arc de triomphe de l’Étoile est inauguré le  pour le sixième anniversaire des Trois Glorieuses. Au départ, une grande revue militaire en présence de Louis-Philippe avait été prévue. Mais, alors qu’il venait d’être visé par un nouvel attentat le 25 juin, le président du Conseil, Adolphe Thiers, convainc le roi de s’en abstenir. La revue militaire est décommandée et remplacée par un grand banquet offert par le roi à trois cents invités, tandis que le monument est inauguré en catimini par Thiers, à sept heures du matin.

En 1842, Honoré de Balzac en a fait un symbole de la fidélité des soldats à l’Empereur : « mais tous les cœurs, même les plus hostiles à l’empereur, adressaient au ciel des vœux ardents pour la gloire de la patrie. Les hommes les plus fatigués de la lutte commencée entre l’Europe et la France avaient tous déposé leurs haines en passant sous l’arc de triomphe »

Dans l’esprit des concepteurs, le sommet de l’Arc devait être couronné par un groupe sculpté monumental. Plusieurs projets, dont certains très fantaisistes, sont présentés : la France victorieuse, un aigle colossal, Napoléon sur une sphère, un réservoir d’eau, un éléphant, etc. En 1882, un quadrige conçu par le sculpteur Alexandre Falguière est installé sur le socle laissé vide : cette maquette en charpente et en plâtre, grandeur naturelle, représente une allégorie de La France ou de La République, tirée par un char à l’antique s’apprêtant à « écraser l’Anarchie et le Despotisme ». La sculpture monumentale, baptisée le Triomphe de la Révolution, est enlevée dès 1886 car elle commence à se dégrader, son remplacement définitif par un bronze ne s’étant jamais fait par la suite. On peut observer le monument pourvu du groupe de Falguière sur diverses photographies, tout particulièrement celles prises lors des funérailles grandioses de Victor Hugo, en 1884 (voir section Faits divers).

L’arc de triomphe de l’Étoile fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

Un symbole historique

L’Arc de Triomphe fait maintenant partie des monuments nationaux à forte connotation historique. À ses pieds se trouve la tombe du Soldat inconnu de la Première Guerre mondiale. La flamme éternelle qu’il abrite, est avec celle de l’autel de la Patrie à Rome la première du genre depuis l’extinction de la flamme des Vestales en 391. Elle commémore le souvenir des soldats morts au combat et ne s’éteint jamais : elle est ravivée chaque soir à 18 h 30 par des associations d’anciens combattants ou de victimes de guerre. L’Arc de Triomphe est aussi un haut lieu symbolique depuis que la dépouille du Soldat inconnu a été inhumée le . Deux ans plus tard, André Maginot, alors ministre de la Guerre, soutient le projet d’y installer une « flamme du souvenir » qui est allumée pour la première fois le  par le ministre. Ce geste de ravivage symbolique a été accompli chaque soir, même le , jour où l’armée allemande est entrée dans Paris et défilait sur la place de l’Étoile : ce jour-là, le ravivage a eu lieu devant les officiers allemands qui ont autorisé la cérémonie.

En février 2008, fut inaugurée la nouvelle scénographie permanente de l’Arc de Triomphe due à l’artiste Maurice Benayoun et à l’architecte Christophe Girault. Renouvelant l’exposition des années 1930, cette nouvelle muséographie accorde une large place au multimédia. Intitulée « Entre guerres et paix », elle propose une lecture de l’histoire du monument prenant en compte l’évolution de sa symbolique jusqu’à la période actuelle, période où les valeurs du dialogue et de la rencontre prennent le pas sur la confrontation armée. Une présentation multimédia raconte en sept stations et sur trois niveaux l’histoire du monument de façon contemporaine, interactive et ludique. Elle permet de découvrir ce qui aurait pu être (les projets non réalisés), ce qui a disparu et ce qui ne peut être facilement vu (le décor sculpté).

  • Sur les faces intérieures des piliers des grandes arcades, les noms des grandes batailles de la Révolution et de l’Empire sont gravés :
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Faits divers

Mariage de Napoléon et Marie-Louise (1810).

  • À l’occasion de son mariage avec l’archiduchesse Marie-Louise et de l’entrée de celle-ci dans Paris, l’Empereur Napoléon Ier fait construire par Chalgrin une maquette grandeur réelle (afin de donner l’illusion du monument achevé) en charpente, stuc et toiles peintes en trompe-l’œil pour simuler les bas-reliefs des piédroits sous laquelle la future impératrice passa solennellement.
  • Durant le transfert des cendres de Napoléon, le , le cortège passe sous l’Arc de Triomphe.
  • Le corps de Victor Hugo est veillé sous l’Arc la nuit du , avant d’être enterré au Panthéon.
  • Le , un as de l’aviation, Charles Godefroy, réussit à passer en avion (avec un appareil biplan Nieuport 17 de 15 mètres carrés de surface portante et 9 mètres d’envergure à moteur de 120 chevaux16) sous l’Arc de Triomphe, photographié par Jacques Mortane17. Un autre as, Jean Navarre, se tue à proximité de Villacoublay le 10 juillet de la même année au cours d’un vol d’entraînement pour réaliser cet exploit18.

Catafalque et castrum doloris de Victor Hugo sous l’Arc de triomphe, lors de ses funérailles, le 31 mai 1885. Cet événement a lieu durant les quelques années où est installé au sommet du monument le groupe monumental d’Alexandre Falguière : le Triomphe de la Révolution.

Catafalque et castrum doloris de Victor Hugo sous l’Arc de Triomphe, lors de ses funérailles, le . Cet événement a lieu durant les quelques années où est installé au sommet du monument le groupe monumental d’Alexandre Falguière : le Triomphe de la Révolution.

  • En octobre 1981, Alain Marchand réédite le passage sous l’Arc de Triomphe ; il est condamné à 5 000 francs d’amende.
  • Le , un pilote non identifié passe de nouveau sous l’Arc et la tour Eiffel aux commandes d’un Mudry Cap-10B, déclaré volé à l’aéroclub de Lognes.
  • En 1997, un Australien essaye de se faire cuire des œufs au plat sur la flamme du Soldat inconnu, ce qu’a fait quelques années plus tôt un chanteur de rock du nom d’Hector, à la suite d’un pari avec Jean Yanne.
  • 33 suicides ayant eu lieu depuis le toit du monument, des pics de sécurité ont été installés.
  • Deux fois par an (aux alentours du 10 mai et du 1er août), le Soleil se couche dans l’axe des Champs-Élysées. Pour une personne située sur les Champs-Élysées, le disque solaire est ainsi visible quelques minutes sous l’arche de l’Arc de Triomphe. Le , le phénomène s’accompagne d’une éclipse partielle de Soleil, observée par près de 200 000 personnes. À noter qu’en sens opposé vu de la porte Maillot, le Soleil se lève deux fois par an dans l’Arc de Triomphe, aux alentours du 7 février et du 4 novembre.
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