Église Saint-Joseph-des-Carmes description

Église Saint-Joseph-des-Carmes
L’église 
catholique Saint-Joseph-des-Carmes est située 70 rue de Vaugirard dans le 6e arrondissement de Paris au sein du Séminaire des Carmes.

Histoire

En 1612, le pape Paul V demanda à Marie de Médicis d’accueillir des Carmes déchaussés à Paris. Marie de Médicis les logea dans l’hôtel de Valles puis éleva une église sur un large terrain situé en bordure de la rue de Vaugirard, qui constituait alors la limite sud de Paris. Le 20 juillet 1613, la première pierre fut posée le jour de la saint Elie. La construction fut terminée en 1620 et l’église fut consacrée en 1625. Elle fut alors la première église dédiée à St Joseph.

Architecture et mobilier 

Les plantations de mélisse 

Ses jardins sont notamment célèbres pour avoir accueilli les plantations de mélisse. Pour la petite histoire, c’est en 1611, qu’un médecin créer une recette originale de boisson tonique dite « réconfortante » à base de mélisse, dont il donne la formule à un religieux carme de la rue de Vaugirard à Paris, le Père Damien. Les Carmes décidèrent alors de la produire dans leur couvent, dans une officine et de la commercialiser. « L’eau de mélisse » dite aussi « eau des carmes » serait un cordial, c’est-à-dire une potion qui stimule le fonctionnement du cœur, et un tonique utilisé entre autres contre les migraines, la peste et toute sorte de petits maux quotidiens. C’est cette eau qui fera la réputation du Couvent des Carmes y compris à la cour, du fait du succès de son élixir auprès, notamment du Cardinal Richelieu.

Maître-autel 

Le maître-autel a été commandé par le chancelier Pierre Séguier en 1633. Les sculptures ont été réalisées par Simon Guillain et François Anguier. Quatre colonnes de marbre noir ou blanc soutiennent le baldaquin. De part et d’autre, dans des niches, sont installées les sculptures représentant Le prophète Elie et Sainte Thérèse. Sur le fronton curviligne de l’ensemble est visible le Père Éternel au milieu des nuées. Le grand tableau d’autel a été offert au couvent des Carmes déchaussés par la reine Anne d’Autriche en 1624 : peint par Quentin Varin, il représente La Présentation au Temple. Il aurait été placé entre deux peintures exécutées par un certain d’Olivet.

Le relief en marbre blanc représentant La Cène, qui composait le retable offert par Jeanne d’Évreux en 1340 et ornant la maître- autel de l’abbatiale Notre-Dame-La-Royale de l’abbaye de Maubuisson, fut démantelé à la Révolution et conservé depuis pour cette partie dans l’église Saint-Joseph des Carmes

Après le massacre de 115 prêtres le 2 septembre 1792, pendant la Révolution, le couvent fut vendu comme bien national. L’événement est aussi évoqué dans l’église Saint-Joseph des Carmes par la chapelle dite “des martyrs”.

Il fut racheté en 1797 par Madame de Soyécourt, carmélite, dont le père avait été emprisonné aux Carmes en 1794 avant d’être décapité. Elle y installa une communauté de Carmélites. En 1841, l’évêché y installa une école ecclésiastique. Ces lieux font partie de l’Institut catholique depuis 1875.

Lors des travaux de la rue de Rennes, en 1867, l’ancien jardin des Carmes a été exproprié, et la chapelle qu’il contenait détruite. L’autel fut sauvé. Des fouilles effectuées dans le puits de ce jardin permirent de mettre à jour les restes de plusieurs dizaines des prêtres victimes du massacre de septembre.

Plusieurs rangées de crânes sont disposées de chaque côté de la crypte. Certains portent encore la marque des coups de sabres des assassins. Les noms des défunts figurent en lettres d’or sur des plaques de marbre noir.

Sont évoqués, avec leurs portraits, les trois évêques qui furent massacrés : Jean Marie du Lau, archevêque d’Arles, F. I. de la Rochefoucault et P. L. de la Rochefoucault.

D’autres restes sont accompagnés de l’inscription : “Ayant préféré la mort à la violation de la sainte loi de Dieu, ils ont été massacrés”.

L’historien catholique Frédéric Ozanam est enterré dans la crypte de l’église.

Coupole 

La coupole est ornée d’une peinture représentant Élie sur le char de feu, exécutée vers 1644 par le peintre liégeois Walthère Damery, important représentant de l’École liégeoise de peinture du xviie siècle. Cette peinture est la première exécutée sur une coupole à Paris au xviie siècle.

Galerie d’images 

 Campanile

 Dôme

 Coupole

 Tableau de la Résurrection

 Escalier des Martyrs

Crypte des Martyrs
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