Musée de l’Armée description

Musée de l’Armée
Le musée de l’Armée est un musée militaire national français situé dans l’hôtel des Invalides dans le 7e arrondissement de Paris.
Ce site est desservi par les stations de métro Invalides, Varenne et La Tour-Maubourg.

Dans le cadre prestigieux de l’Hôtel national des Invalides naît en 1905 le musée de l’Armée, issu de la fusion du musée d’Artillerie (1796) et du musée historique de l’Armée créé cent ans plus tard, à la suite de l’exposition universelle. Le musée conserve sur 8 000 m² (musée, deux églises) 500 000 objets répertoriés. Ces données font du musée de l’armée le plus important musée d’histoire militaire de France et l’un des tout premiers au monde. Les collections permanentes du musée sont réparties en collections dites “historiques”, correspondant à un circuit de présentation chronologique depuis l’Antiquité jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, enrichi d’objets appartenant à des ensembles “thématiques” (emblèmes, peintures, décorations…). Ces collections thématiques sont donc soit présentées au fil des salles historiques, soit regroupées dans des espaces spécifiques. L’église du Dôme (plan de Jules Hardouin-Mansart) avec le lanternon ajouré culminant à 107 m, la grande fresque peinte sous la coupole par Charles de La Fosse et son dôme redoré en 1989 à l’occasion du bicentenaire de la Révolution Française pour la cinquième fois depuis sa création (12 kg d’or ont été nécessaires pour cette opération). Véritable panthéon militaire avec les tombeaux abritant le cœur de Vauban, la dépouille de Turenne et le cœur de la Tour d’Auvergne ; le Dôme lui accueille principalement le tombeau de Napoléon Ier, les sépultures de ses frères Joseph et Jérôme Bonaparte, de son fils, le roi de Rome, des généraux (Bertrand et Duroc) et des maréchaux (Foch et Lyautey).

Visite libre :Billet unique valable pour : musée de l’Armée, tombeau de Napoléon, Historial Charles de Gaulle, musée de l’Ordre de la Libération, musée des plans-reliefs. Plein tarif, 12€ ; TR, 10€.

Visite de groupe :Réservation pour les groupes en visite libre (à partir de 10 personnes, 9€/personne – dégressif à partir de 20 personnes) par courriel tourisme@musee-armee.fr Réservation pour les groupes en visite guidée (12,90 €/personne) par téléphone au +33 (0) 8 25 05 44 05 ou par courriel benedicte@cultival.fr
Gratuit :Gratuit pour les -26 ans ressortissants de l’Union européenne, les enseignants du 1er et 2nd degré (hors expositions temporaires).
Gratuit pour les visiteurs en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minima sociaux, les militaires français et étrangers, les journalistes.Gratuit jeunes et enfants – 18 ans
Adresse: 129 rue de Grenelle 75007 Paris


Histoire

Création

Le musée fut créé en 1905 par la fusion du musée d’Artillerie et du musée historique de l’Armée qui étaient tous deux déjà situés dans l’hôtel des Invalides.

  • Tombeau de Napoléon Ier à l’intérieur de l’église du Dôme.

    Le musée d’Artillerie est créé sous la Révolution et fut installé aux Invalides en 1871. Il a été constitué sur deux collections d’armement : la collection du garde-meuble de la Couronne et la collection des princes de Condé. Sont venus s’y ajouter des fonds provenant du Louvre, de l’artillerie de Vincennes, du château de Pierrefonds et des acquisitions ou dons.

  • Le musée historique de l’Armée fut créé en 1896 par la société privée La Sabretache. Le peintre Édouard Detaille, qui la présidait, possédait ses propres collections et voulait créer un musée militaire similaire aux salles rétrospectives de l’Exposition universelle de Paris de 1889.
  • À l’époque, les collections étaient alors installées et réparties en deux sections :

– La Section des armes et armures, qui comportait la galerie Joffre (fortifications et tranchées), la salle Kléber (collections orientales), la salle Massena (infanterie), la salle Richelieu (armes de luxe), la salle Douay (infanterie coloniale et armements étrangers), la salle Murat (cavalerie), la salle Margueritte (cavalerie d’Afrique, artillerie et harnachement), la salle Gribeauval (artillerie), la galerie Pétain (Souvenirs de la Grande Guerre, drapeaux pris aux Allemands) et la galerie Foch (souvenirs des armées alliées).

– La Section Historique, qui comportait la salle Turenne ou “salle des Drapeaux” (s’y trouvaient plus de 700 drapeaux ou étendards); la salle Bugeaud (collection Détaillé : tableaux, costumes militaires, armes), la salle Louis XIV (costumes et souvenirs de l’ancienne monarchie) la salle Napoléon, la salle La Fayette, la salle d’Aumale (campagnes coloniales), la salle Mac Mahon (guerres de 1825 à 1870), la salle Chanzy (1870 à 1914), la salle des médailles, la salle Charlemagne (collection d’uniformes grecs et romains et des Gaulois), la salle d’Assas, la salle La Tour d’Auvergne.
.
Publicité sponsorisée

.

Évolutions récentes

  • Au cours des années 90, le musée fit l’objet de différents aménagements réalisés par l’architecte Christian Menu, puis à partir de l’an 2000 d’un important plan de rénovation ATHENA avec le département Armes et armures anciennes rouvert en 2005, le département des deux guerres mondiales, entre 2003 et 2006 et le département moderne (De Louis XIV à Napoléon III) qui a ouvert ses portes en 2010. 
  • L’historial Charles-de-Gaulle, commandé par le musée et la Fondation Charles-de-Gaulle aux architectes Alain Moatti et Henri Rivière, fut inauguré en . Il s’articule autour d’une salle multi-écrans qui commence par la diffusion d’un film d’archives biographique de 25 minutes en plusieurs langues. L’exposition se poursuit dans un espace multimédia et interactif dans lequel le visiteur, muni d’un audioguide, découvre la vie du Général de Gaulle à travers 400 documents audiovisuels.
  • Le , le musée de l’ordre de la Libération a été totalement réhabilité par Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques, et la muséographie entièrement repensée par Philippe Maffre et Marion Rivolier de l’agence [MAW].
  • Le  a ouvert une nouvelle section permanente au sein du musée, les Cabinets Insolites, consacrés dans une première partie aux figurines militaires (5 000 petits soldats de carte, plomb, étain et plastique sur un total de 140 000) et aux modèles d’artillerie (l’une des plus importantes collections au monde, comprenant 1 000 pièces du xvie siècle au xixe siècle) et dans une autre partie aux instruments de musique militaire, choisis parmi les 350 de la collection et les 30 déposés par le musée de la musique.

Le , le musée de l’Armée a lancé une opération de financement participatif dans le but de restaurer Vizir, le seul cheval naturalisé de Napoléon Ier, qui était exposé depuis le  dans le département moderne (De Louis XIV à Napoléon III). Après un mois de restauration, la monture a retrouvé son emplacement d’origine dans une nouvelle vitrine à atmosphère contrôlée pour mieux la préserver.

Directeurs

  • Général de division Gustave Léon Niox : 1905-1919.
  • Général de brigade Gabriel Malleterre : 1919-1923.
  • Général de brigade Augustin Eugène Mariaux : 1923-1944.
  • Général de brigade Guy Pinon : juin-octobre 1944.
  • Général de division Antoine Rodes : 1944-1951.
  • Général de brigade Henry Blanc : 1951-1964.
  • Général de brigade Maximin Maleplate : 1964-1966.
  • Général de brigade Henri d’Avout d’Auerstaedt (né en 1909 et fils de Louis Davout, quatrième duc d’Auerstaedt 1877–1858) : 1966-1977.
  • Général de brigade Georges Le Diberder : 1977-1984.
  • Général de brigade Pierre Saint-Macary : 1984-1987.
  • Général de corps d’armée Raymond Boissau : 1987-1992.
  • Jacques Perot, conservateur général du patrimoine : 1992-1998.
  • Général de corps d’armée Bernard Devaux : 1998-2003.
  • Général de brigade Robert Bresse : 2003-2011.
  • Général de division Christian Baptiste : 2011-2017
  • Général de brigade Alexandre d’Andoque de Sériège : depuis août 2017

Description actuelle

Zoom sur l’armure aux lions de François Ier.

La Gare de l’Est – 1917, peint par Maximilien Luce.

Le musée s’étend sur les ailes Est et Ouest autour de la cour d’honneur des Invalides et sur une aile à l’ouest de l’église Saint-Louis et l’historial de Gaulle, une construction souterraine sous la cour de la Valeur.

Le musée comprend :

  • Le Département Ancien, Armes et Armures anciennes xiiie  xviie siècles, dont la collection est la 3e en importance au monde, exposé sur 2 500 m2 ;
  • Le Département Moderne, couvrant la période de Louis XIV à Napoléon III, période 1643–1870 ;
  • Le Département contemporain, les deux guerres mondiales, période de 1871 à 1945 ;
  • L’Historial Charles-de-Gaulle, espace multimédia de 2 500 m2 qui retrace la vie et l’œuvre de Charles de Gaulle, principalement avec des documents audiovisuels ;
  • Les Cabinets Insolites, comprenant une partie sur les figurines anciennes et des modèles réduits de pièces d’artillerie, et une autre partie sur les instruments de musique militaires5.
  • Des départements thématiques :
    • le département des Peintures et Sculptures — cabinet des estampes, des dessins et de la photographie.
  • Des lieux de recherche :
    • la bibliothèque, créée en 1905 et restaurée ces dernières années pour une ouverture prévue en 2017 ;
    • la photothèque.
  • L’église du Dôme. Sous la responsabilité du musée, elle abrite la sépulture de Napoléon Ier, de ses deux frères, de son fils (l’Aiglon), des maréchaux Vauban et Turenne, et celles plus récentes des maréchaux Foch et Lyautey.
  • Deux autres musées rattachés au musée de l’Armée :
    • le Musée des Plans-reliefs, regroupant des maquettes de villes fortifiées qui retracent 200 ans d’histoire et de stratégies militaire. Il dépend du Ministère de la Culture ;
    • le Musée de l’Ordre de la Libération, créé en 1967 puis rénové entre 2012 et 2016, il est consacré à l’ordre fondé par de Gaulle en 1940 et aux compagnons de la Libération. Les collections se divisent en trois parties : la France libre, la Résistance intérieure et la Déportation.

      Œuvres

      • Peintures

      La collection comprend notamment 2 500 tableaux, dont 164 exposés en salle, tels que :

      • Portrait équestre du roi Henri IV devant le siège d’une ville, huile sur bois, par Marin Le Bourgeoys vers 1594

        Napoléon Ier sur le trône impérialpeint par Jean-Auguste-Dominique Ingres (1806).

      • La Défaite des Anglais en l’île de Ré par l’armée française le , huile sur toile, par Laurent de La Hyre vers 1627–1628

        Le général Bernard-Georges-François Frère (1764–1826) peint par Nicolas Gosse (1808).

      • Louis II de Bourbon, duc d’Enghien, devant Rocroy, huile sur toile, par Juste d’Egmont en 1645.
      • Louis II de Bourbon, duc d’Enghien, reçoit la reddition de Dunkerque, en , huile sur toile, par Jean Tassel vers 1646–1647.
      • Saint Louis déposant son épée aux pieds du Christ, huile sur toile (esquisse ou riccordo), par Charles de La Fosse vers 1702–1705
      • Établissement de l’hôtel royal des Invalides, 1674, huile sur toile (carton de tapisserie), par Pierre Dulin vers 1710–1715.
      • La Bataille de Fontenoy, le , huile sur toile, par Pierre Lenfant vers 1750–1760.
      • Joachim Murat en Maréchal de l’Empire, huile sur toile, 243,4 x 168,5 cm, par François Gérard en 1805.
      • Napoléon Ier sur le trône impérial, huile sur toile, par Jean-Auguste-Dominique Ingres en 1806.
      • Le Mamelouk Raza Roustam (1780–1845), huile sur toile, par Jacques-Nicolas Paillot de Montabert en 1806.
      • Le Général Lasalle recevant la capitulation de la garnison de Stettin le , huile sur toile, par Antoine-Jean Gros en 1808.
      • Marie Laczinska (1786–1817), comtesse Waleska, puis comtesse d’Ornano, huile sur toile, par François Gérard vers 1810.
      • Le Général de Lariboisière faisant ses adieux à son fils, lieutenant au 1er régiment de carabiniers, au début de la bataille de la Moskowa le , huile sur toile, par Antoine-Jean Gros en 1814.
      • Nicolas Joseph Maison (1771–1840), maréchal de France, huile sur toile, par Léon Cogniet en 1830.
      • Combat de Laubressel (Troyes), le , huile sur toile, par Jean-Charles Langlois vers 1830.
      • Napoléon Ier à Fontainebleau le , huile sur toile, par Paul Delaroche en 1840.
      • L’Empereur Napoléon III passe en revue des cuirassiers, huile sur toile, par Alfred de Dreux en 1858.
      • Siège de Sébastopol, chasseurs à pied de la Garde impériale à la tranchée du Mamelon-Vert, huile sur toile, par Alphonse de Neuville vers 1861.
      • Napoléon Ier en 1814, huile sur toile (grisaille), par Ernest Meissonnier en 1863.
      • Défense de la porte de Longboyau, au château de Buzenval, le , huile sur toile, par Alphonse de Neuville en 1879.
      • Remise de ses nouveaux drapeaux et étendards à l’armée française sur l’hippodrome de Longchamp, le , huile sur toile, par Édouard Detaille vers 1880-1881.
      • En batterie ou mise en batterie du régiment monté de l’artillerie à cheval de la Garde impériale, huile sur toile, par Édouard Detaille en 1890.
      • Le Soir d’Iéna,  ou La victoire est à nous !, huile sur toile, par Édouard Detaille en 1894.
      • La Borne, huile sur toile, par Jean-Louis Forain en 1916.
      • Verdun, huile sur toile, par Félix Vallotton en 1917.
      • La Gare de l’Est, huile sur toile, par Maximilien Luce en 1917.
      • Cimetière de Benay, près Saint-Quentin, huile sur toile, par Maurice Denis en 1917.
        .
        Voir l’ intégralité de cette page Wikipédia

       

 

Scroll Up